Après toutes ces années d’expatriation et de coaching d’expatriés, je me décide enfin à lancer ce blog.
Je vous propose, en préambule, de plonger… Plonger directement dans le vif du sujet : la survie de l’expatrié en environnement inattendu, parfois compliqué, voire hostile.

Au début de ma vie de jeune adulte, l’une de mes grandes passions a été la plongée sous-marine avec une préférence marquée pour les « plongées dérives ».
Le but du jeu consiste à partir d’un point A, en pleine mer, et à se laisser dériver pour arriver à un point B aléatoire.
En effet, le bateau « lâche » le plongeur en pleine mer et au milieu du courant ; il se laisse alors dériver au gré des éléments.
Il n’est pas question de résister au courant durant ce type de plongée : le plongeur suit les éléments naturels, se laisse porter, utilise ses compétences et ses capacités pour éviter les dangers et limiter les risques.

Le courant donne alors au plongeur la sensation de voler, comme un oiseau ou une raie aigle, et lui permet de couvrir de plus grandes distances sous l’eau.
Les paysages sont souvent fabuleux, les poissons nombreux et les rencontres surprenantes : dauphins, requins, raies mantas, curieuses tortues de mer qui parfois vous approchent jusqu’à toucher votre masque…

La plongée dérive est une activité dangereuse qui nécessite une excellente technique (flottabilité, parfaite maîtrise du poumon ballast, capacité à se déplacer dans le courant, etc.).
Un manque de technique et/ou une volonté du plongeur de résister aux éléments naturels peut transformer la plongée en un véritable cauchemar !
La règle de base pour une dérive est :  » laisse-toi toujours porter par le courant, ne tente jamais de résister sinon tu risques l’essoufflement, puis l’épuisement (et en plongée ça peut être fatal !) « .
À la fin de la plongée, un bateau vient récupérer les plongeurs en surface qui sont signalés par un parachute de plongée !
Les plus belles plongées de ma vie ont été des plongées dérives. Il ne m’est jamais venu à l’idée de contrer les éléments dans ces moments magiques.

Alors que je vivais ma première expatriation d’adulte, en Inde, bataillant contre l’inertie et la lenteur des Indiens, j’ai réalisé que l’expatriation ressemblait une plongée dérive.
Effectivement, en Inde, il ne faut pas chercher à ‘palmer à contre-courant’ ou à lutter contre les éléments.
L’expatrié vit beaucoup mieux ses nouvelles découvertes s’il suit le courant tout en s’adaptant au mieux à la typologie du terrain pour rendre la vie dans son nouveau pays la plus agréable possible !

Le choc culturel, sur lequel je reviendrai ultérieurement, est beaucoup moins dur si l’expatrié accepte de lâcher prise.
Bref, pour adoucir et faciliter vos premiers mois dans un monde sous-marin nouveau pays, rien de tel que la technique du plongeur : ouvrir ses yeux, découvrir de nouveaux sons, goûter, observer, profiter du nouvel environnement, s’émerveiller de nouveaux paysages, prendre le temps des rencontres.

Effectivement, partir en expatriation, tout comme plonger en mode dérive, c’est sortir de sa zone de confort et lâcher prise.
Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelles sont vos expériences en la matière ?

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