Jannik, 55 ans, marié et père de trois enfants (21, 25 et 16 ans) a grandi et évolué dans des environnements multiculturels. Ingénieur et manager, il aime le développement personnel, le travail en groupe, le sport et la musique. L’ennéagramme fait partie de sa vie depuis dix ans et il a accepté de nous en parler.

Jannik, comment as-tu entendu parler de l’enneagramme?

J’ai lu un article dans le Nouvel Obs alors que j’avais déjà fait des recherches sur les types de personnalité, notamment le MBTI. J’ai poursuivi mes recherches et j’ai découvert l’institut français de l’enneagramme. J’ai suivi mon premier stages « BASES » deux mois après cette lecture. J’ai tout de suite accroché avec le modèle.
J’ai ensuite suivi tous les cours de l’Institut Français de l’Enneagramme, lu des livres, participé à des forums de discussion – c’est très formateur-, lu sur le net et travaillé sur des typages de personnages de films.

Depuis combien d’années connais-tu le modèle ?

Depuis environ 10 ans.

Quel a été ton premier contact avec l’enneagramme?

Ça a été progressif. A ma première lecture, j’ai senti que j’avais touché quelque chose qui avait du potentiel, que c’était la solution à mes recherches.
J’ai mis longtemps à intégrer mon enneatype (profil de personnalité); c’était plus facile de voir et de comprendre les autres.
L’un des moments les plus forts a été lorsque j’ai compris que ma femme était de type 1 et que chaque fois qu’elle m’engueulait c’était parce qu’elle m’aimait (parce que si elle ne m’aimait pas, en tant que 1, elle n’aurait pas pris le peine de le faire).
Ma fille est de type 4. Pendant des années, ça a été dur ; nous sommes allés voir des psys, en vain. Nous avons cru que nous n’arriverions jamais à la comprendre. Lorsque j’ai réalisé qu’elle était 4, ça a été comme si on m’enlevait des lunettes de distorsion : j’ai enfin pu la voir comme elle était et lui exprimer mon amour.

Quelle est la dernière fois où tu t’es félicité de connaitre ce modèle?

Ce matin même … Tous les jours ou presque.
L’ennéagramme fait partie intégrante de ma vie. Je vois maintenant comment j’agis. Lorsque je me sens mal, je relis mes mécanismes à mon type 5 et je comprends.
Toute ma famille connait l’ennéagramme; cela facilite la communication. Depuis que ma fille s’est identifiée en 4, elle s’épanouit.

Qu’est ce que l’ennéagramme t’as apporté et dans quels domaines ?

Les plus gros apports ont été dans ma vie personnelle. Avec l’ennéagramme, j’ai pu m’accepter comme j’étais. Longtemps, je n’ai pas été content de qui j’étais. Le plus gros apport est la connaissance de soi. J’ai compris le « comment » et ensuite, j’ai pu trouver des voies de progression.
Plus de 50% de mes problèmes dans la vie viennent de mon ennéatype (et pas des autres!).
L’ennéagramme a sans doute sauvé mon couple. A un moment où c’était difficile, un canal de communication a pu être ouvert grâce à ce modèle. Ma femme a fait le stage de bases et elle connait bien son fonctionnement.

Dans le domaine professionnel, l’enneagramme me sert au contact de personnalités difficiles. Je m’en sers pour désamorcer des moments lourds et prendre du recul avec mes équipes.

L’apport le plus important est en tant que parent. Mon seul regret est de n’avoir pas connu l’ennéagramme plus tôt, quand mes enfants étaient petits. L’ennéagramme apporte calme et sérénité dans ma famille (chez moi, tout le monde connait le modèle).
Je l’utilise aussi avec ma belle famille : c’est extraordinaire (sinon, ça serait compliqué). Mon beau père est 6 et, par exemple, je peux accueillir ses angoisses sans le juger.
Utiliser l’ennéagramme dans les relations intimes, c’est magique.

Un immense merci à Jannik pour son temps et sa disponibilité. Je mesure à quel point c’est un cadeau de la part d’un 5!

Pour savoir ce qu’est l’ennéagramme et vous renseigner sur les deux prochaines formations qui auront lieu à Varsovie en Novembre prochain, cliquez sur ce lien