Auto-entrepreneuse, mère de deux enfants et fondatrice du blog en Espagnol Eneagrama Para Padres, Christine évoque sa rencontre et son parcours avec l’ennéagramme.

Je m’appelle Christine Funfrock et j’habite depuis vingt ans à Madrid (Espagne). Je suis mariée avec un marocain et maman de deux garçons de quatre et six ans.

Mon premier contact avec l’ennéagramme ?

C’est en faisant des recherches sur Google que je suis tombée, pour la première fois, sur l’ennéagramme. À l’époque, mon père trouvait que mon fiancé (et futur mari) avait un gros problème. Mon père trouvait qu’il cherchait désespérément à aider les autres et, d’après lui, ce n’était pas un comportement normal ! En surfant sur internet, je suis tombée sur le profil du « helper » et la description collait parfaitement avec le type de personnalité de mon mari.

Et puis, en lisant le reste des descriptions, j’ai reconnu le profil de certains de mes collègues de l’époque. Nos visions des choses s’opposaient régulièrement et j’ai immédiatement pris du recul par rapport à certains des jugements que j’avais portés sur eux. Je les découvrais sous un nouveau jour et commençais à apprécier leur différence. Curieusement, nos relations sont devenues plus agréables. Depuis ce moment, je n’ai cessé de m’intéresser à l’ennéagramme.

Mon parcours et ma formation ?

J’ai commencé par lire des bouquins et tout ce que je trouvais sur internet. Et puis, j’ai commencé une formation à l’Institut Français d’Ennéagramme, il y a trois ans.
Cela fait 10 ans que je connais l’ennéagramme et je l’utilise quotidiennement depuis le début de ma formation.

La dernière fois que je me suis dit que j’étais contente de connaître ce modèle ?

Cette semaine : j’ai pu constater une recrudescence de la colère et de l’impatience chez moi (avec mes enfants comme première victime). J’ai été obligée de m’arrêter pour savoir ce qu’il se passait et j’ai reconnu que j’étais tout simplement stressée pour un événement. Depuis que je connais le modèle, j’apprends à ne pas me laisser emporter par mes automatismes.
Dans ce cas, j’ai pris soin de moi et j’ai fait attention à ne pas être trop exigeante avec moi-même et mon entourage. C’est bénéfique non seulement pour moi mais aussi pour le reste de ma petite famille.

Grâce à l’ennéagramme, je comprends mieux mon fonctionnement en temps normal et sous stress. Et puis, l’ennéagramme me dit sur quoi je dois porter mon attention pour mieux gérer mon stress ou mes relations avec les autres, par exemple.

Qu’est ce que l’ennéagramme m’a apporté ?

Dans ma vie personnelle, j’ai découvert la liberté d’être moi-même et de débrancher le pilote automatique qui me coupe des personnes que j’aime (je suis 1). J’ai découvert la sérénité qui m’apaise et apaise ma relation avec les autres. J’ai appris à faire des erreurs sans m’en vouloir.
L’ego de 1 n’est pas toujours facile à vivre ; j’essaye de tirer le meilleur parti des aspects positifs de ma personnalité.

En tant que parent, j’utilise bien sûr l’ennéagramme avec mes enfants. Je comprends pourquoi ils ne réagissent pas toujours comme je l’aimerais et cela me rassure sur mon rôle de mère. Il existe plusieurs façons de penser, sentir et agir et j’apprends à valoriser cette différence et les aspects positifs de leurs personnalités (ma tendance naturelle est de regarder toujours ce qui ne va pas…). J’adapte aussi ma communication et mon style d’éducation même si c’est parfois un casse-tête. Par exemple, mon aîné, de type 6, aime bien la routine le soir, cela le rassure, et cette même routine énerve son frère, de type 7, plus libre d’esprit.

Par ailleurs, l’ennéagramme m’aide à être plus attentive à ce qu’ils peuvent vivre. Par exemple, les caractéristiques de mon aîné de six ans (peur et doute) sont devenues plus visibles cette année. Je me suis alors demandée pourquoi il était dans la peur et le doute et j’ai cherché ce qui le stressait. J’ai pensé que c’était dû à l’apprentissage de la lecture et à la pression de sa maîtresse. Alors j’ai fait attention pour ne pas rajouter de la pression de mon côté et j’ai essayé de le rassurer le plus possible.

– Dans ma vie d’auto-entrepreneuse, j’ai monté un projet pour faire connaître l’ennéagramme aux parents et je propose mes services pour les aider à déterminer leur ennéatype (leur profil dans le modèle de l’ennéagramme). Grâce à l’ennéagramme, je connais parfaitement mes forces et mes faiblesses ; je sais dans quelle direction travailler sur moi. Me connaître me donne de l’assurance pour mener à bien mon projet et m’aide devant les obstacles internes (procrastination, résistance, autosabotage). La plupart des mamans avec lesquelles je travaille sont aussi auto-entrepreneuses et font le même constat que moi. Je suis heureuse de les aider dans ces deux contextes aussi importants de leurs vies

Et dans le contexte interculturel ?

D’ennéatype 1, j’ai eu régulièrement des problèmes de communication vis-à-vis des autres, que ce soit en France ou en Espagne. J’ai ma vision des choses et j’ai du mal à me relaxer pour aller dans le même sens que les autres. Comprendre que l’origine de certains de ces problèmes relationnels vient de ma vision idéale du monde m’aide à prendre du recul et a transformé mes relations avec les autres, que ce soit en France ou en Espagne.

De plus, la compréhension des autres grâce à l’ennéagramme me rend plus tolérante et ouverte aux autres. Chaque ennéatype apporte quelque chose au monde et j’apprends à valoriser l’apport des 9 ennéatypes.

Merci Christine pour ce témoignage !

Pour savoir ce qu’est l’ennéagramme et vous renseigner sur les deux prochaines formations qui auront lieu à Varsovie en Novembre prochain, cliquez sur ce lien